Saint Seiya : les Vintages


À la manière d’un Indiana Jones explorant les décombres d’un palais millénaire pour y trouver une relique sacrée, il arrive que l’on fouille dans un vieux carton afin d’y (re)découvrir un trésor, une gloire du temps passé. Ce carton pourrait très bien être oublié dans le grenier d’une maison, trouvé dans une brocante, ou au sein d’un hasardeux lot sur Ebay. Peu importe, l’important étant son contenu : des personnages tirés du dessin animé les Chevaliers du Zodiaque ayant livré mille batailles entre les mains d’enfants dans les années 80.

Bandai Japon commercialisa à partir de 1986 une gamme de jouets à l’effigie des héros du dessin animé, et ce dans tous les pays du monde diffusant la série. Le succès fut immédiat, les jouets faisaient vraiment envie en magasin et les manipuler pour revivre les moments forts du manga en recréant les scènes dans sa chambre était un rêve pour presque chaque enfant de l’époque. Leur particularité était de présenter chaque héros articulé avec son armure amovible, pouvant prendre place sur le chevalier ou bien sur un totem reprenant l’identité de sa constellation. Les pièces étaient en plastique et en métal. D’ailleurs plusieurs variétés de métaux furent utilisés, en témoignent les différences de leur état 26 ans après (en mettant de côté le soin apporté à leur conservation) : si certains chevaliers sont presque comme neufs, d’autres sont complètement oxydés (le meilleur exemple étant l’armure V2 de Seiya qui est globalement rongée par l’oxydation).

Ce qui fait le charme des vintages, c’est le look assez improbable des jouets : les personnages ont d’étranges proportions, les pièces d’armure sont épaisses, énormes, pas forcément ressemblantes au design d’origine et la finesse de la sculpture varie assez, tout comme l’échelle de l’ensemble. On a plus affaire à des gardiens de cage de Hockey bardés de protection, plutôt qu’à des gracieux et souples combattants. Mais à l’époque il n’y avait rien d’autre pour comparer le rendu visuel, ces jouets étaient exclusifs, révolutionnaires, attractifs, et surtout ils étaient magnifiques.

L’atout permettant de replonger dans cette séduisante gamme de figurines est incontestablement la nostalgie. Actuellement chaque Myth Cloth se rapproche au fil des sorties un peu plus de la perfection, l’atteint même parfois. Mais avec les Vintages, c’est l’affectif qui se manifeste. Le souvenir et l’émotion prennent le pas sur la quête de l’excellence, les jouets d’antan à la représentation maladroite triomphent un instant sur la dernière sortie de Bandai. Lorsque j’ai commencé ma collection de figurines, je n’en voulais pas une seule dans ma vitrine car je les trouvais vilaines, maladroites, pas vraiment fidèles à leur homologue dessiné, et surtout dépassées. Mais au fur et à mesure, une, deux, puis trois d’elles ont fait leur entrée. D’abord celles que je possédais étant enfant et que je souhaitais avoir à nouveau, puis toutes les autres que je désirais en feuilletant le catalogue de jouets avant de dormir, avant Noël.

D’abord ignorées, les vintages sont à présent estimées et tiennent la place d’héritage, de jouets transmis avec émotion lors d’achats auprès de trentenaires soucieux de savoir si le prochain propriétaire en prendra bien soin. Cette tournure est assez étonnante. Ces jouets ont une histoire, sont porteurs de sentiments, ils sont un bien plus précieux qu’on ne pourrait le croire.

Ainsi, j’ai pu mettre la main sur plusieurs figurines. Leur état, tout comme leur valeur qui en dépend, varient énormément : le fait d’être encore en boîte ou bien vendues en loose (sans boite ni notice) influent sur leur prix, leur rareté et sur le choix de leur acquisition. C’est pour cela que j’ai un peu de tout, je vous présenterai cela au fur et à mesure.

1/ Chevaliers d’Or : Shura du Capricorne et Shaka de la Vierge

boites vintage montage 01

Ce sont des versions françaises de 1987, reconnaissables rapidement grâce à la languette (les boîtes japonaises n’en ont pas) et à la couleur jaune dominant la boîte. Un rabat recouvre la face avant, et se soulève pour admirer le contenu. Ici encore c’est une particularité des boîtes françaises, celles vendues au Japon sont intégralement closes sans pouvoir regarder quoi que ce soit, sinon les illustrations et photos du produit sur l’emballage.

montage capricorne 01 montage capricorne 02 montage capricorne 03 Shura + totem

L’armure du Capricorne est ma préférée des 12 chevaliers d’Or, les ornements en spirale sont plutôt jolis, et l’armure recouvre efficacement chaque partie du corps avec efficacité, surtout les avant-bras. Globalement ce chevalier est bien élégant, et il y a quand même un souci : les pointes au bord des épaulettes ne devraient pas être présentes sur cette version calquée sur le design du dessin animé. Dans le manga papier, l’armure est un peu différente surtout au niveau du casque, et avec l’ajout de pointes aux épaules.

montage Vierge 01 montage Vierge 02 montage Vierge 03 Shaka totem

Même si le chevalier d’Or de la Vierge fut satisfaisant à l’époque, les proportions sont aujourd’hui sujet de moqueries ! Les épaulettes sont énormes et font penser à un deltaplane, la tête devient ainsi encore plus petite, engoncée dans les épaules et recouvert un casque de moto… Shaka reste plaisant entouré de ses comparses mais seul, c’est une autre affaire. Son précédent propriétaire avait peint les ornements de l’armure en blanc, et avait même bricolé une cape dans un bout de tissu ! Aujourd’hui la cape est toute effilée mais je l’ai gardé tout comme les traces de peinture, pour ne pas oublier d’où vient ce jouet 🙂

2/ Chevalier d’Or : Aiolia du Lion et chevalier de Bronze : Shiryu du Dragon (armure V2)

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boite Shiryu

Des versions françaises également de 1987. J’ai pu retrouver le Dragon que j’avais étant petit, qui me faisait tant envie dans la vitrine du magasin de jouets en bas de chez moi. Quelle émotion à son acquisition ! Ci-dessus voici comment s’ouvre le rabat pour admirer le contenu avec des étoiles pleins les yeux.

Aiolia + totem Aiolia pose montage lion 01 Totem lion 01 Totem lion 02 Totem lion 03

L’armure du Lion est une des plus endommagées en ma possession, la dorure des parties en métal a fichu le camp, et les pièces en plastiques sont écaillées. Pour retrouver un éclat comme il fut à l’origine, la seule solution est de tout repeindre à l’aérographe, mais ça fait beaucoup de travail. Pour l’instant je garde ces éléments usés comme trace d’une utilisation intensive dans les mains d’un enfant. Le côté usé est particulièrement plaisant en fin de compte.

Dragon pose montage dragon 01 montage dragon 02 Shiryu + totem

Et pour la fin, Shiryu du Dragon avec son armure emblématique des chapitres Asgard et Poséidon, avec laquelle il fit face à maint dangers. En comparaison avec les autres héros, celle ci est assez spéciale. La couleur devrait être turquoise, le diadème et la ceinture sont disproportionnées car trop gros, mais il est intéressant de voir que Bandai a pu faire des cheveux longs à ce personnage, alors que sa version précédente n’en avait pas. Shiryu est un des seuls chevaliers à avoir un totem ressemblant difficilement à sa constellation, on a toujours un empilage de pièces rappelant vaguement une créature fantastique mais pas vraiment un dragon…

Mais il reste quand même cher à mon cœur, étant mon premier jouet à l’époque. Pouvoir remettre la main dessus et admirer la boite, les pièces qui tombent toutes seules, faire appel à la Patafix pour mieux les fixer, donner des poses improbables, assembler l’armure sur le personnage, puis le totem, puis à nouveau sur le héros… pour ensuite l’exposer avec amour dans la vitrine, c’est ça aussi la magie des jouets vintage !

Et voilà, c’est tout pour le moment ! Pour aller plus loin dans l’histoire des vintages Saint Seiya je vous invite à lire l’excellent article (et ses différentes parties) ici :

http://www.toyzmag.com/2014/01/linstant-vintage-les-chevaliers-du-zodiaque-partie-1-le-sanctuaire/

 

 

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Myth Cloth : Pégase V1 – la séance photo


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Pour faire suite à la petite présentation visible ici réalisée au lancement du blog, voici plusieurs autres visuels de Seiya (ou Seiyar si on s’en tient au doublage français des années 80), emblématique héros du manga Saint Seiya, traduit chez nous par un glorieux « Les chevaliers du Zodiaque ». J’ai pu profiter cette semaine de quelques heures ensoleillées et prendre ces photos avant que la lumière ne s’estompe. Cette saison automnale est magnifique, mais pour photographier les figurines une grosse organisation s’impose tant la clarté chute rapidement, suivant les caprices du temps !

Bandai a choisi de réaliser et commercialiser les différentes évolutions des chevaliers de Bronze dans un ordre tout à fait surprenant : d’abord les secondes versions (en 2003-2004), puis les troisièmes (de 2005 à 2007), les quatrièmes (de 2008 à 2010 et actuellement en réédition pour fêter les 10 ans de la gamme) et enfin les premières (en 2010-2011). Si ce choix peut paraître douteux, il est aujourd’hui rassurant d’observer le résultat de nombreuses années de travail sur les héros de notre enfance : comparer les corps articulés, la sculpture des visages, les choix techniques relatifs à l’assemblage de l’armure, la finesse de l’ensemble, et ce entre chacune des 3 versions, permet de visualiser le chemin parcouru en passant de pantins disproportionnés sans âme à la représentation quasi parfaite des défenseurs d’Athéna. Cela concerne surtout les chevaliers de 2003-2004 sortis au début de la gamme Myth Cloth, ayant hérité du syndrome babyface – » face de bébé « – avec des têtes trop grosses et un regard de psychopathe, et des soucis d’échelle sur certaines parties de l’armure.

Ci-dessous les chevaliers dans leur ordre de commercialisation : V2 – V3 – V4 – V1

V2 V3

V4V1

Les évolutions : l’explication

On appelle V1, V2, V3 et V4 les évolutions des armures de Bronze dont l’apparence, la solidité et les pouvoirs changent à chaque progression. Les V1 sont portées par les héros du début de la série jusqu’à la fin de la bataille du Sanctuaire contre les chevaliers d’Or. Les armures alors brisées à la fin de cet arc sont réparées grâce au sang des chevaliers d’Or survivants ralliés aux héros : elles renaissent et sont appelées communément V2 (il est important de noter qu’elles ne sont jamais appelées ainsi dans le dessin animé ou le manga ). Avec ces nouvelles protections les chevaliers combattent ensuite les guerriers Divins du royaume d’Asgard, puis les Marinas, généraux des Mers au sein du royaume de Poséidon, au fond de l’océan.

À la fin de ce cycle les armures sont en piteux état. S’en suit alors l’arc consacré au combat contre Hadès, les chevaliers de Bronze voient à la fin de la première partie leur armure brisée évoluer au contact du sang d’Athéna : leur permettant ainsi de pénétrer vivants dans le royaume des morts. Une dernière et ultime évolution (V4) est acquise lors des derniers épisodes de la saga, où Seiya le premier, puis ses compagnons, ressuscitent puis font évoluer personnellement leur armure de Bronze en kamui, une armure divine capable de rivaliser avec les Dieux ennemis, dont Hadès.

La figurine montée

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Si vous avez grandi dans les années 80, il est fort probable que la puissance nostalgique émanant de cette figurine vous percute de plein fouet, tant l’armure au design si simple est magnifiquement bien reproduite ! La protection du cœur où s’accrochent les épaulières est très bien conçue avec des charnières discrètes qui ne dépassent pas ni ne gênent les mouvements des bras. Les pièces des jambes se fixent facilement et recouvrent efficacement le pyjama rouge, notamment la zone au niveau des genoux.

La jupette se sépare en quatre parties pour faciliter n’importe quel mouvement des jambes, il est aisé de choisir une pose sans que la figurine devienne disgracieuse… Les mains bénéficient d’une pièce supplémentaire se plaçant sur le dessus, renforçant l’harmonie des couleurs et l’aspect brillant entre le bras et les mains. Ce détail est inhérent aux sorties des 3 dernières années : toutes les Myth Cloth précédentes ont les mains peintes, la différence de texture est alors visible bien que ce ne soit pas gênant.

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Incontestablement, le point fort du chevalier Pégase demeure le casque intégral composé de trois parties, s’emboîtant parfaitement autour du visage de Seiya : cette habille prouesse technique est le fruit des longues années de conception de la part de Bandai, et il est évident qu’un tel rendu n’aurait pu être atteint dès le lancement de la gamme Myth Cloth en 2003. L’exemple des chevaliers d’Or casqués illustre bien le manque de maîtrise du fabricant, tant certains sautent aux yeux, surtout sur les premiers personnages mis en vente.

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Au niveau des points à discuter et histoire de pinailler un peu, les épaulières sont un poil trop hautes : un léger espace est visible au dessus des épaules selon la pose donnée et leur orientation. Mais ceci n’est rien comparé à l’étrangeté du visage, passant de « potable » à « réussi » selon l’angle de vue adopté. Bandai a fait un travail remarquable sur la tête casquée mais lorsque celle-ci est nue, les avis sont alors partagés. La chevelure n’est pas vraiment représentative de celle coiffant le héros dans le dessin animé, et fait navrant, les mèches ornant le front de Seiya lui cachent les sourcils, passant ainsi d’une expression résolue à une autre beaucoup plus fade, voire neutre. Tout ça à cause d’un bout de plastique marron, bravo !

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Les visages des chevaliers de Bronze V1 ont un été réalisés avec un aspect juvénile, reflétant leur jeunesse et surtout leur présence aux premières heures de la série lors des Galaxian Wars, le tournoi ou sont présentés tous les héros. Ils sont alors de jeunes chevaliers ayant récemment acquis leur armure respective, et aucun réel combat ne les ont vraiment endurcis (ce qui se passera évidement durant les batailles suivantes).

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Le socle monté

Le socle, ou encore totem ou porte-armure, est l’assemblage de tous les éléments de l’armure couvrant le chevalier, prenant alors la forme de la constellation dont le personnage en est le représentant. Seiya est protégé par la constellation de Pégase, reconnaissable au premier coup d’œil lorsque le socle en porte toutes les pièces. Comme pour toutes les autres Myth Cloth de la gamme, la structure est quasiment de la même teinte métallique que l’armure, ce qui permet aux divers éléments de se fondre en une seule et élégante forme ; seule la différence de matériaux reste visible : les pièces en métal n’ayant pas le même éclat que les pièces en plastique.

Contrairement au dessin animé le protège cœur n’est pas placé sous la tête de Pégase pour en faire le joint avec la jupette, mais se fixe sur le bassin du cheval ailé. Les pièces du casque sont séparées pour reproduire avec succès la forme du cou.

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Le corps

Au cours des années, Bandai a développé plusieurs corps masculins et féminins : on en compte aujourd’hui 3 de chaque, auxquels s’en ajoute un spécialement conçu pour la gamme EX, plus fin et élancé. On appelle ces générations de corps les G1, G2 et G3 (G4 pour la gamme EX) pour les personnages masculins, et F1, F2, F3 pour les personnages féminins.

Le principal changement réside dans la possibilité d’effectuer des mouvements difficiles à réaliser avec la génération précédente, et dans un souci esthétique de cacher au maximum vis et points d’articulations. Les bras des G3 par exemple, ont le bon goût de masquer complètement les articulations du coude, en plus de permettre au poignets d’aller dans n’importe quel sens, chose impossible sur les versions antérieures.

À ce jour les G3 sont les plus réussies et permettent de mettre en valeur des personnages peu couverts par leur armure (justement les Bronzes V1), tout en permettant une grande liberté de poses. Les derniers corps F3 sont utilisés pour des chevaliers féminins ayant une armure très couvrante mais restent à mes yeux beaucoup plus efficaces sur Marine de l’Aigle et Shaina du Serpentaire (visible ici) dont peu de pièce les protègent, afin de voir l’ingéniosité avec laquelle Bandai les a représentés.

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Et voilà, le prochain chevalier à être présenté dans ces pages sera Ikki du Phœnix. Le temps de réaliser les photos et l’article, n’hésitez pas à vous abonner à la page Facebook visible à cette adresse pour être au courant des nouveautés et soutenir le blog : https://www.facebook.com/lesfigsdenougat

Merci ! 😉

LEGO LOSR 9469 : Gandalf Arrives


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Annoncé et présenté lors du salon du jouet New York Toy Fair 2012, le set 9469 Gandalf Arrives, en français « l’arrivée de Gandalf », propose de jouer la sympathique scène de la rencontre entre le jeune Hobbit Frodon Sacquet et le magicien Gandalf le Gris allant sur Hobbitebourg, tous deux personnages principaux de la trilogie cinématographique Le Seigneur des Anneaux, tirés des livres du même nom écrits par J.R.R. Tolkien.

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Sortie en juin 2012 dans la vague des Summer Sets, la boîte contient 83 pièces permettant d’assembler la charrette de Gandalf, en plus de ce dernier et Frodon en minifigurines. Le magicien arrivant dans la Comté à l’occasion de la fête d’anniversaire de Bilbon Sacquet fêtant ses 111 ans, des fusées d’artifice sont fournies, ainsi qu’une carotte, le livre que lit Frodon lors de l’attente, la lettre d’invitation de Bilbon dans le sac de voyage ainsi que d’autres éléments décoratifs.

Le cheval est d’un nouveau modèle, articulé du bassin pour se cabrer sur ses pattes arrières. Frodon à une tête avec deux visages, l’un joyeux, l’autre craintif et des jambes courtes, pour représenter avec une efficacité toute relative la petitesse des Hobbits. Lego n’étant généralement pas un bon élève dans le respect et la cohérence des échelles des personnages (toutes gammes confondues), le fanboy se masquera les yeux ou les laissera ouverts avec la tolérance requise pour apprécier l’ensemble. Gandalf lui est tout de gris vêtu, avec une cape en tissu rigide et sa grande barbe grise. Pas de second visage, pas de chevelure à placer à la place du chapeau, et lui faire tourner la tête n’est pas conseillé : sa pilosité ne suivant pas le mouvement un drôle d’air s’empare alors du grand homme…

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Photo de bricksofthedead.com

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Ces détails sont simplistes mais ont le mérite d’être lisible, tout comme la représentation de la charrette. En peu de pièces, l’esthétique globale est très bien respectée même si certaines choses manquent à l’appel si on compare une image du film, mais à l’échelle Lego et avec le choix assumé d’un mini set, le rendu est très convaincant. La lanterne aurait pu être ajoutée par exemple, ou alors les fusées d’artifice auraient pu être disposées plus fidèlement et en plus grand nombre. Pourtant le manque de ces détails ne gâche en rien la sobriété de la charrette et l’efficacité de sa représentation : l’observer sous toutes les coutures en la tenant dans la main fait bien plaisir, surtout en remarquant l’ingéniosité dont ont usé les concepteurs pour illustrer en si peu de pièces les formes typiques de la carriole de Gandalf.

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Une belle pièce donc, qui ornera un bureau avec bon goût au pied de sa lampe ou bien une vitrine à thème, voilà en quelques mots ce qu’est ce modèle des plus réussi. Contrairement à d’autres constructions Lego, ce set à la particularité de proposer un univers dans son ensemble en une seule boîte : ici rien à ajouter, vendu séparément pour compléter une scène fabuleuse par exemple, pas besoin de trop de place pour s’engouffrer dans l’univers de Tolkien (bien que repris à la sauce du vendeur de briques). Un achat, une boîte, et un plaisir immédiat à se remémorer l’entrée de deux des plus fabuleux personnages de la trilogie à l’écran, tout ça dans le creux de la main…

Mon coup de cœur assurément !

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Petit plus pour la fin, car ce jouet supporte très bien les mises en situations variés et les divers essais de forme :

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Pour les amateurs de l’autre trilogie, mais spatiale cette fois 😉

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LEGO Star Wars 75003 : A-Wing Starfighter


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Les sorties Lego Star Wars ont l’habitude de couvrir une année en 2 vagues successives (intitulées les Winter et Summer Sets). Le A-Wing Starfighter (ref. 75003) fut donc commercialisé en février 2013 lors du premier semestre, aux côtés de 7 autres boîtes couvrant les univers Old Republic et Clone Wars. Sans compter le A-Wing, un seul autre set fut tiré de la trilogie originale : le Rancor Pit (ref. 75005) mettant en scène l’énorme Rancor vivant sous le palais de Jabba the Hutt.

Riche de 177 pièces, le contenu de la boîte permet d’assembler le vaisseau ainsi que 3 minifigurines : le pilote, l’Amiral Ackbar, et Han Solo.

PiloteAckbarSolo

Si l’Amiral est identique à celui précédemment inclus dans le set 7754 Home One Mon Calamari Star Cruiser, le pilote bénéficie d’une nouvelle sérigraphie et d’un nouveau casque beaucoup plus fidèle à celui du film. Les autres représentations du casque se basaient sur la forme Lego commune aux casques de moto, formule 1 et scaphandres de la gamme spatiale du fabricant. Il a aussi deux visages imprimés à l’opposé sur la même tête : l’un sérieux, l’autre stressé – sans doute pour faire écho à la scène du A-Wing kamikaze détruisant ainsi le Super Croiseur Interstellaire de Dark Vador dans Le retour du Jedi. Han Solo quant à lui est habillé d’un torse exclusif, avec un gilet doté de nombreuses poches.

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Le A-Wing Starfighter est fourni avec des autocollants à placer lors du montage, faisant regretter l’époque où Lego faisait l’effort de systématiquement sérigraphier les tuiles. Si pour certaines pièces l’option du sticker est excusable par souci de conception, il en est moins pour la verrière du poste de pilotage… Aussi, pour continuer dans sa lancée favorisant la jouabilité auprès des enfants, la firme a encore intégré des « flick missiles », pouvant être projetés à quelques bons centimètres en leur pressant le popotin. Il n’est pas inutile de noter qu’un convaincant « pwweeew » vocal accompagnera les hostilités du joyeux joueur, qu’il soit petit ou grand.

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Le train d’atterrissage avant se range en épousant la forme de la coque et, petit plus bien sympathique repris de la version précédente, le moteur peut être retiré. Le pilote et Han Solo se feront donc une joie de bricoler le monoplace le plus rapide des Rebelles sous les yeux globuleux d’un Amiral Ackbar sirotant sa tasse de thé (fournie également) !

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Cette version proposée par Lego est à mes yeux la plus fidèle au design du vaisseau, les autres constructions commercialisées prenant un inévitable coup de vieux ; ceci venant du fait que les avancées techniques permettent au fabricant de proposer des pièces avec de nouvelles formes, notamment courbées ou couvrant un plus grand espace en une seule forme harmonieuse.

La première version date de 2000 (set 7134 A-Wing Fighter) :

7134

La seconde de janvier 2006 (set 6207 A-Wing Fighter) :

6207

La troisième en 2009 incluse dans le set 7754 Home One Mon Calamari Star Cruiser, colorée en vert. Visuel http://garyslego.blogspot.fr

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L’avant, les ailerons et les canons laser sont les parties ayant bénéficié le plus du lifting imposé par cette quatrième mouture, accentuant la similarité avec le design du vaisseau si on compare les reproductions précédentes. Alors bien sur tout n’est pas parfait, les ailerons devraient être plus fin et légèrement de biais par exemple, mais pour l’échelle Lego c’est quand même une très bonne représentation qui est proposée.

A Wing 01

“ Dites Amiral, ça se met dans quel sens un missile déjà ??

_ Solo, ça dépend si la cible est devant ou bien derrière le vaisseau…

_ Mais bon sang, arrêtez de faire n’importe quoi avec le matériel vous deux ! Vous allez finir par tout faire sauter ! ”

Le A-Wing dans Star Wars

Rebel_RZ-1_A-wing_Interceptor

Le A-Wing, ou aile A, (de son nom complet RZ-1 A-wing interceptor) est un type de vaisseau spatial fictif dans la saga Star Wars de George Lucas. Plus précisément, c’est un chasseur stellaire.

Caractéristiques

Inventé par le Général Jan Dodonna et l’ingénieur Walex Blissex avant la Bataille d’Endor pour contrer la vitesse des chasseurs TIE et surtout des encore plus rapides intercepteurs TIE impériaux, le A-wing est le chasseur le plus rapide de l’Alliance Rebelle à l’époque du Retour du Jedi. Le vaisseau, très léger, est aussi très maniable et donc particulièrement utile lors de raids éclairs pour surprendre les forces impériales. La contrepartie à cette vitesse et à cette maniabilité est un bouclier déflecteur peu puissant et l’absence de droïde astromécanicien pour effectuer les réparations en vol, qui laissent le pilote assez faiblement protégé. Il possède cependant une bonne puissance de feu et un système de brouillage pour gêner les communications ennemies.

Le A-wing est réservé à des pilotes expérimentés capables d’exploiter sa grande maniabilité et est surtout utilisé pour des combats éclairs dont il se dégage très vite. Les versions de ce chasseur utilisés pendant la bataille d’Endor ne sont que des prototypes qui servirent de base pour le développement futur de ce qui deviendra le premier vaisseau entièrement conçu par la Nouvelle République.

Comparaison A-wing/X-wing

À cause de sa plus grande ancienneté (qui doit être relativisée : le X-wing est très fréquemment modernisé, tout comme le A-wing), le X-wing est considéré comme une pièce de musée par les pilotes de A-wings, qui raillent la vitesse très inférieure des X-wings. De leur côté, les pilotes des X-wing estiment que les A-wings ne sont que des moteurs avec deux canons et un pilote. Ils trouvent leur absence de boucliers puissants trop dangereuse. Ces échanges se trouvent en particulier dans La Guerre du Bacta.

En dehors de ces vantardises de chaque escadron vis-à-vis des autres, il faut reconnaître qu’on ne peut pas définir de meilleur chasseur entre les deux, car ils résultent de choix tactiques différents. En fait les deux chasseurs apparaissent comme complémentaires. Dans La Voie du destin, les A-wings se montrent très efficaces pour abattre par surprise des ennemis que les X-wings avaient engagés en combats individuels.

Garm Bel Iblis invente une stratégie subtile pour combiner les atouts des deux chasseurs, la « Giffle de l’aile-A ». Il s’agit de lancer un escadron de X-wings contre une cible ennemie, des A-wings se cachant dans leur sillage, les projections des réacteurs les dissimulant. Les X-wings se dispersent juste avant d’attaquer, et l’ennemi n’a pas le temps de détecter les A-wings. Gilad Pellaeon montre qu’on peut aussi bien remplacer les A-wings par des missiles dans le roman Le Spectre du passé.

Le A-wing a surtout un fort handicap en prestige par rapport au X-wing, aussi bien d’un point de vue interne qu’externe à l’univers de fiction. Dans les films, le plus grand fait d’armes d’un A-wing est la destruction du Super Destroyer Stellaire Executor, et les noms de leurs pilotes sont peu connus ; en comparaison, les X-wings ont détruit les deux Étoiles de la mort, et Luke Skywalker utilise exclusivement ce vaisseau.

Source : Wikipédia